Connexion Inscription

Quel est le salaire moyen d'un chauffeur Uber à Genève ?

Sujet par PatchAdams • le 17 Août 2025

Bonjour à tous, Je me demandais si quelqu'un avait des informations fiables sur le salaire moyen d'un chauffeur Uber à Genève. Les chiffres que je trouve en ligne sont très variables, et j'aimerais avoir une idée plus précise. Si vous avez des données récentes ou des expériences à partager, je suis preneur. Merci d'avance pour votre aide !

Merci beaucoup pour votre aide, c'est très aimable de votre part.

VoyageEnVol11 remercie déjà... on dirait qu'il espérait vraiment une réponse ! Les chiffres donnés sont larges, c'est le moins qu'on puisse dire. 55k à 90k CHF, ça fait une sacrée fourchette. On est plus proche de l'estimation que d'une vérité absolue, mais bon, mieux vaut ça que rien. 27 CHF de l'heure, brut j'imagine ? Parce qu'une fois qu'on a enlevé les charges (et en Suisse, elles ne rigolent pas), l'impôt (idem), l'essence, l'entretien du véhicule (parce que rouler à Genève, ça use !), et la part d'Uber (qui doit bien se gaver au passage), il reste quoi à la fin ? Pas grand chose, je parie. Surtout avec le coût de la vie à Genève, qui est, disons-le, assez dissuasif. Et puis, "varie selon les heures, les zones, les stratégies"... oui, enfin, ça c'est enfoncer une porte ouverte. Forcément, si tu bosses de nuit un samedi soir pendant le festival, tu vas gagner plus que si tu te balades dans les Pâquis un mardi après-midi. Et les "stratégies", ça veut dire quoi concrètement ? Se battre avec les autres chauffeurs pour une course ? Faire du racolage devant les hôtels de luxe ? Il faut pas se leurrer, c'est un business où il faut se démener, et je ne suis pas sûre que tout le monde soit prêt à ça. Enfin bref, tout ça pour dire que si VoyageEnVol11 envisage de devenir chauffeur Uber à Genève, il ferait bien de faire ses calculs très précisément avant de se lancer. Et de prévoir un bon coussin de sécurité, parce que les débuts risquent d'être un peu rudes. Au moins, il aura un sujet de conversation pendant les repas de famille... "Alors, cette Porsche ?" ... "Euh, non, toujours pas... mais j'ai changé les pneus de ma Dacia !" (rires jaunes).

C'est exactement ça, Simone de Beauvoir Reboot31 ! On a vite fait d'oublier tous les frais annexes. Et je pense qu'il faut aussi prendre en compte la couverture sociale. En Suisse, c'est pas le même système qu'en France, et quand on est indépendant, il faut vraiment bien se renseigner sur les assurances maladies, les cotisations pour la retraite, etc. Ça peut vite chiffrer et amputer encore plus le revenu final.

Edelmut a raison, on se focalise souvent sur le brut, l'appât du gain facile, mais on zappe l'essentiel. La couverture sociale en Suisse pour un indépendant, c'est un gouffre. Je me suis renseignée il y a quelque temps pour une amie qui voulait se lancer comme traductrice freelance, et les chiffres font peur. Déjà, l'assurance maladie, obligatoire, elle est à la charge du chauffeur, et ça peut aller de 300 à plus de 800 CHF par mois selon la franchise choisie. Ensuite, il faut penser à l'AVS (assurance vieillesse et survivants), l'AI (assurance invalidité) et l'APG (allocation pour perte de gain). Là, les cotisations dépendent du revenu, mais il faut compter environ 10% du chiffre d'affaires. Sans oublier l'assurance accident, là encore obligatoire, et la RC (responsabilité civile) professionnelle, qui est fortement conseillée si on ne veut pas se retrouver ruiné en cas de pépin. Et puis, autre truc auquel on ne pense pas forcément, c'est les jours de maladie ou les vacances. Quand on est salarié, on est payé même si on est malade ou en vacances. Quand on est indépendant, c'est zéro. Donc, si on veut se verser un salaire correct, il faut provisionner pour ces périodes d'inactivité. Sans compter les jours où il n'y a pas de course, ou les périodes de creux comme pendant les vacances scolaires. Bref, il faut vraiment avoir une vision à long terme et ne pas se laisser griser par les chiffres bruts. VoyagerEnVol11, si tu nous lis, fais des simulations précises, en incluant tous ces coûts cachés, tu risques d'être surpris du résultat. Et comme disait l'autre, prévois un bon coussin de sécurité, parce que les premiers mois, tu risques de pleurer.

Bon, alors, suite aux conseils (et aux mises en garde !), j'ai creusé un peu plus. J'ai même contacté un ancien chauffeur Uber via un ami. Verdict : les chiffres officiels sont... optimistes, disons. Après déduction de TOUT (charges, assurances, entretien du véhicule, essence, et la part d'Uber, évidemment), il restait beaucoup moins que ce que j'avais imaginé. Clairement pas de quoi vivre confortablement à Genève, à moins de faire des heures et des heures, et encore... Donc, je vais revoir mes plans. Merci à tous pour vos contributions, ça m'a vraiment ouvert les yeux. C'est fou ce qu'on peut oublier comme frais quand on se lance comme indépendant !

PatchAdams, content que tu aies pu avoir des infos fiables ! Pour compléter, je suis tombé sur cette vidéo, même si elle parle de livreurs et pas de chauffeurs, ça donne un aperçu des revenus à Genève et des stratégies pour gagner plus. Peut-être que ça peut t'aider dans ta réflexion.

Bonne chance dans tes projets, en tout cas !

Super utile la vidéo Ricardo Guzmán !

Aritmetica, content que la vidéo ait pu t'aider ! 👍 Je pense que ça donne une bonne idée des défis pour ceux qui veulent se lancer comme indépendants, que ce soit chauffeur ou livreur. C'est toujours bon de se faire une idée réaliste avant de sauter le pas. 😉

Exact, c'est valable pour pas mal de petites activités, il faut être réaliste et bien faire ses devoirs.

Si on récapitule, PatchAdams cherchait des infos sur les salaires des chauffeurs Uber à Genève. Les estimations initiales sont assez larges, mais après discussion et témoignages, il ressort que les revenus nets sont bien inférieurs à ce qu'on pourrait croire, surtout une fois les charges et les frais déduits. La vidéo complète bien le sujet, même si elle parle de livreurs. Au final, PatchAdams revoit ses plans. C'est un peu le but du forum, non ? 😄

Ricardo Guzmán a bien saisi l'essentiel. C'est exactement ce genre de démarche qu'on devrait encourager plus souvent. Au-delà de la simple réponse isolée, c'est la construction collective d'une compréhension qui est intéressante. Partir d'une fourchette salariale brute (55k-90k CHF annuels, 27 CHF de l'heure), c'est un point de départ, mais ça ne dit rien de la réalité financière d'un chauffeur Uber. Comme TempêteDeSable96 l'a souligné, les charges sociales en Suisse sont loin d'être négligeables. Si on prend une estimation basse de 300 CHF/mois pour l'assurance maladie (et c'est vraiment le minimum), ça fait déjà 3600 CHF par an. Et les 10% du chiffre d'affaires pour l'AVS, l'AI et l'APG, c'est une autre sacrée somme. Sans compter l'assurance accident obligatoire et la RC pro, qu'il est imprudent de ne pas souscrire. Ensuite, il y a les frais liés au véhicule : l'essence (Genève, c'est pas donné !), l'entretien (pneus, révisions, etc.), l'amortissement du véhicule (parce qu'il perd de la valeur avec le temps et les kilomètres). Et bien sûr, la part d'Uber, qui prend sa commission au passage. On arrive vite à un total de dépenses qui ampute considérablement le revenu brut. Et puis, il ne faut pas oublier les périodes d'inactivité : les jours de maladie, les vacances, les jours fériés, les périodes de faible demande (comme pendant les vacances scolaires). Si on veut se verser un salaire régulier, il faut provisionner pour ces moments-là. Sans ça, on risque de se retrouver à court très vite. Donc, même si le revenu peut être supérieur à Genève par rapport à d'autres villes, le coût de la vie y est aussi plus élevé. Il faut vraiment faire ses calculs très précisément avant de se lancer comme chauffeur Uber, et ne pas se laisser aveugler par les chiffres bruts. Mieux vaut prévoir un coussin de sécurité confortable, parce que les premiers mois peuvent être difficiles. Et surtout, il faut étudier le marché, les zones où il y a le plus de demandes, les heures de pointe, et adapter sa stratégie en conséquence.

Je suis d'accord, VoyageEnVol11, c'est une excellente synthèse de la situation. On voit bien comment la discussion a permis de déconstruire l'idée d'un "eldorado" Uber à Genève. C'est un peu le rôle d'un forum, offrir différents points de vue pour éclairer une décision. Ce qui me frappe, c'est le poids des assurances. 300 CHF par mois, c'est vraiment un minimum pour l'assurance maladie. J'ai une amie qui est indépendante dans le domaine du graphisme, et elle paie plus de 600 CHF, car elle a choisi une franchise plus basse pour être mieux couverte en cas de pépin. Et comme tu le dis, les 10% pour l'AVS, l'AI et l'APG, c'est une somme considérable. Si on prend l'exemple d'un chiffre d'affaires de 70'000 CHF par an, ça représente quand même 7'000 CHF qui partent directement dans les cotisations sociales. Sans parler de l'assurance accident et de la RC pro, qui sont indispensables pour se protéger des imprévus. Ensuite, il y a les frais de fonctionnement. L'essence, l'entretien du véhicule, les pneus... Tout ça s'additionne très vite. J'ai lu une étude récemment qui estimait que les frais d'entretien d'un véhicule en Suisse pouvaient représenter jusqu'à 15% du prix d'achat initial par an, en fonction du kilométrage et du type de voiture. C'est un poste de dépenses non négligeable. Et enfin, il y a la part d'Uber. On ne connaçt pas le pourcentage exact, mais on sait qu'ils prennent une commission sur chaque course. Certains chauffeurs parlent de 25%, voire plus. Si c'est le cas, c'est une part importante du revenu qui s'envole. Donc, il faut vraiment avoir conscience de tous ces éléments avant de se lancer. Merci pour cette mise au point, VoyageEnVol11, c'est très utile pour tous ceux qui envisagent de devenir chauffeurs Uber à Genève.

Edelmut, tu as raison de souligner le poids de l'assurance maladie. 600 CHF, c'est une somme! Surtout que beaucoup oublient qu'en Suisse, contrairement à d'autres pays, on avance les frais. Alors, oui, on est remboursé après, mais faut avoir la trésorerie au départ. Et pour un indépendant qui se lance, ce n'est pas toujours évident. Et concernant les 10% pour l'AVS, AI, APG, c'est vrai que ça pique. Mais il faut le voir comme un investissement pour l'avenir. Même si la perspective de la retraite peut paraître lointaine quand on démarre, c'est important de cotiser dès le début pour se constituer une base solide. Et puis, l'AI, on n'est jamais à l'abri d'un accident ou d'une maladie qui nous empêche de travailler. Mieux vaut être couvert. Pour les frais de fonctionnement du véhicule, 15% du prix d'achat par an, ça me paraît une estimation réaliste, voire même un peu optimiste si on a une voiture qui a déjà quelques années. J'ai une amie qui tient un garage, et elle me disait que les réparations peuvent vite chiffrer, surtout sur les modèles récents avec toute l'électronique embarquée. Un simple capteur qui lâche, et c'est déjà plusieurs centaines de francs. Sans compter les pneus, les services, etc. La part d'Uber, c'est le nerf de la guerre. Si on considère qu'ils prennent 25% du prix de la course, ça veut dire que sur 100 CHF facturés au client, il ne reste que 75 CHF pour le chauffeur. Et sur ces 75 CHF, il faut encore déduire toutes les charges et les frais. Autant dire qu'il ne reste plus grand-chose à la fin. C'est pour ça qu'il faut vraiment bien étudier le modèle économique avant de se lancer, et voir si on peut dégager un revenu suffisant pour vivre décemment. En creusant, on se rend compte que le métier de chauffeur Uber, c'est loin d'être une sinécure. Cela demande une bonne connaissance du marché, une gestion rigoureuse de ses finances, et une capacité à travailler de longues heures. Mais avec de la persévérance et une bonne stratégie, il est peut-être possible de s'en sortir. Mais il faut être conscient des réalités du terrain avant de se lancer tête baissée.

Aritmetica, tu as raison, la Suisse a ses particularités, et l'avance des frais de santé, c'est un truc qui surprend toujours au début. Surtout quand on vient d'un système comme en France où c'est la sécu qui gère directement. Pour l'AVS, AI, APG, tu as raison aussi, c'est un investissement, même si sur le coup, ça fait mal. Mais bon, au moins on sait que c'est là, et que ça nous servira un jour. Faut juste espérer que le système ne s'écroule pas d'ici là, mais c'est un autre débat. 😉 En tout cas, c'est clair que chauffeur Uber, c'est pas le job de rêve, mais avec de la rigueur, ça peut être un moyen de s'en sortir. Mais il faut vraiment éviter de foncer tête baissée, et bien analyser le truc avant.

Ricardo Guzmán, bien d'accord avec toi. L'avance des frais, c'est le serpent qui te mord au portefeuille quand tu t'y attends le moins. 😂 Et pour l'AVS, t'as raison, vaut mieux cotiser, même si on a l'impression de filer des sous à un trou sans fond. On verra bien si on en profite un jour...🤞

Et pour finir sur une note positive, PatchAdams, si jamais tu cherches d'autres pistes, il existe des plateformes comme Coopter qui mettent en relation des chauffeurs avec des clients pour des trajets plus longs ou des services spécifiques. C'est peut-être une option à explorer pour compléter, ou même remplacer, Uber. Bon, après, faut voir si ça correspond à ce que tu recherches, mais ça peut valoir le coup d'y jeter un oeil !

Coopter, je connaissais pas, merci pour l'info Ricardo Guzmán, je vais regarder ça de plus près. 👍 C'est toujours bon d'avoir des alternatives. 😎

Clair, Fulgurance84, vaut mieux avoir plusieurs cordes à son arc. On ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve 😉